Intersectionality and Kimberlé Crenshaw

By: Isabelle Santerre

When I first became interested in feminism, I was astounded at the variety of feminist movements that existed. However, one day in one of my political science classes, I was introduced to the term “intersectionality” and it forever changed my perception of feminism and social justice movements. 

Intersectionality was coined over 30 years ago by a lawyer and now law professor at Columbia and UCLA, Kimberlé Crenshaw. Her theory of intersectionality was first published in a paper in the University of Chicago Legal Forum titled “Demarginalizing the Intersection of Race and Sex.” The paper was inspired by three legal cases that involved racial discrimination and sex discrimination: DeGraffenreid v. General MotorsMoore v. Hughes Helicopter, Inc., and Payne v. Travenol. However, one of the cases truly inspired her to create the framework: DeGraffenreid v. General Motors. This case involved five black women who were refused jobs at a nearby factory who claimed that the refusal was based on her identity. The court ruled that there was no instance of discrimination seeing as the factory hired both black people and women. However, what the court failed to see was that the factory did hire black men and white women but discriminated specifically against black women. At the time, there was not a language available to describe this acute discrimination. 

Seeing this need, Crenshaw decided to create a theoretical framework to identify these recurring problems in our society. She named this framework Intersectionality, and she based it on the concept of an intersection where each street represented a different type of discriminationCrenshaw stressed that this did not mean that people were doubly or triply discriminated against but that the type of discrimination they experienced was different and often was not recognized by society. Intersectionality became such an important framework over these past 30 years because it highlighted the importance of working together in the fight against discrimination. Like Audre Lorde once said, “I am not free while any woman is unfree, even when her shackles are very different from my own”.  

Since the coining of the term, intersectionality has become misused and misunderstood. Crenshaw highlights the fact that “it’s basically a lens, a prism, for seeing the way in which various forms of inequality often operate together and exacerbate each other. We tend to talk about race inequality as separate from inequality based on gender, class, sexuality or immigrant status. What’s often missing is how some people are subject to all of these, and the experience is not just the sum of its parts.” Crenshaw’s work is important for all of us to understand. We must begin self-interrogation; inequality should not be a “they” problem, it should be an “us” problem.

I am so glad that I was introduced to the concept of intersectionality so early on. Through Kimberlé Crenshaw, I have learned that supporting social issues, even those that do not affect you directly,  is essential to improving everyone’s lives. As Crenshaw once said: We simply do not have the luxury of building social movements that are not intersectional.

If you want to learn more about Kimberlé Crenshaw and intersectionality, you can watch her excellent Ted Talk here!


L’intersectionnalité et Kimberlé Crenshaw

Par : Isabelle Santerre

Lorsque je me suis intéressée au féminisme pour la première fois, j’ai été étonnée de la variété des mouvements féministes qui existaient. Cependant, un jour, dans l’un de mes cours de sciences politiques, j’ai découvert le terme « intersectionnalité » et cela a changé à jamais ma perception du féminisme et des mouvements de justice sociale.

L’intersectionnalité a été inventée il y a plus de 30 ans par un avocat et maintenant professeure de droit à Columbia et à l’UCLA. Sa théorie de l’intersectionnalité a été publiée pour la première fois dans un article du Forum juridique de l’Université de Chicago intitulé « Demarginalizing the Intersection of Race and Sex ». Le document s’inspire de trois affaires juridiques impliquant la discrimination raciale et la discrimination sexuelle : DeGraffenreid v. General Motors,Moore v. Hughes Helicopter, Inc. et Payne v. Travenol. Cependant, l’un des cas l’a vraiment inspirée pour créer le cadre ; DeGraffenreid v. General Motors. Cette affaire concernait cinq femmes noires qui se sont vu refuser un emploi dans une usine voisine et qui ont affirmé que le refus était fondé sur son identité. Le tribunal a statué qu’il n’y avait aucun cas de discrimination étant donné que l’usine embauchait à la fois des personnes noires et des femmes. Cependant, ce que le tribunal n’a pas vu, c’est que l’usine a embauché des hommes noirs et des femmes blanches, mais a exercé une discrimination spécifique contre les femmes noires. À l’époque, il n’y avait pas de langage disponible pour décrire cette discrimination aiguë.

Voyant ce besoin, Crenshaw a décidé de créer un cadre théorique pour identifier ces problèmes récurrents dans notre société. Elle a nommé ce cadre Intersectionnalité et l’a fondé sur le concept d’une intersection où chaque rue représentait un type différent de discrimination. Crenshaw a souligné que cela ne signifiait pas que les gens étaient doublement ou triplement discriminés, mais que le type de discrimination qu’ils subissaient était différent et n’était souvent pas reconnu par la société. L’intersectionnalité est devenue un cadre si important au cours des 30 dernières années, car elle a mis en évidence l’importance de travailler ensemble dans la lutte contre la discrimination. Comme Audre Lorde l’a dit un jour, « je ne suis pas libre tant qu’une femme n’est pas libre, même si ses chaînes sont très différentes des miennes ».

Depuis la création du terme, l’intersectionnalité est devenue mal utilisée et mal comprise. Crenshaw souligne le fait « qu’il s’agit essentiellement d’une lentille, d’un prisme, pour voir la manière dont diverses formes d’inégalité fonctionnent souvent ensemble et s’exacerbent les unes les autres. Nous avons tendance à parler de l’inégalité raciale comme distincte de l’inégalité fondée sur le sexe, la classe, la sexualité ou le statut d’immigrant. Ce qui manque souvent, c’est la façon dont certaines personnes sont soumises à tout cela et l’expérience n’est pas seulement la somme de ses parties. » Il est important que nous comprenions le travail de Crenshaw. Nous devons commencer l’auto-interrogation, l’inégalité ne doit pas être un problème « eux », cela doit être un problème de « nous ».

Je suis si heureuse d’avoir été initié au concept d’intersectionnalité sitôt. Kimberlé Crenshaw, j’ai appris que le soutien aux problèmes sociaux, même ceux qui ne vous concernent pas directement, est essentiel pour améliorer la vie de chacun. Comme Crenshaw l’a dit un jour :        « Nous n’avons tout simplement pas le luxe de construire des mouvements sociaux qui ne sont pas intersectionnels. »

Si vous voulez en savoir plus sur Kimberlé Crenshaw et l’intersectionnalité, regardez son Ted Talk excellente ici !

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