Statement on Racist Incidents at UOttawa / Déclaration sur des Instances de Racisme à uOttawa

The UOAWL is deeply troubled by incidents of racism at our university. Creating safe spaces for learning does not threaten our academic freedom. We stand in solidarity with the Black community and with all students taking a stand against racism.


L’AFDUO est profondément troublée par les incidents de racisme dans notre université. La création d’espaces sûrs pour l’apprentissage ne menace pas notre liberté académique. Nous sommes solidaires de la communauté noire et de tous les étudiants qui prennent position contre le racisme.

Here is our statement/Voici notre déclaration: https://uoawl.org/2020/09/22/statement-of-solidarity/

Here is the statement of the UOSU/Voici la déclaration du SÉUO:

DÉCLARATION SUR DES INSTANCES DE RACISME À uOTTAWA
Au cours des dernières semaines, le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa a été informé de plusieurs instances de racisme survenues dans nos salles de classe ce semestre. Nous sommes profondément troublés par les rapports de ces incidents, qui concernent des étudiant.e.s racisé.e.s victimes d’insultes dans les salles de classe.

Nous sommes particulièrement préoccupés par deux incidents : des rapports d’insultes raciales prononcées dans les salles de Zoom Breakout en l’absence du professeur, ainsi que l’utilisation d’un terme raciste par un professeur de la Faculté des Arts.

Lors du premier incident, un courriel a été envoyé par la faculté de droit à tous les étudiant.e.s afin d’adresser de multiples plaintes reçues concernant des remarques racistes faites lors de séances de zoom en ligne dans l’absence du professeur. Les étudiant.e.s noir.e.s sont toujours victimes de violence raciale dans leurs salles de classe et on s’attend toujours à ce qu’ils.elles assument le fardeau d’éduquer leurs pair.e.s et leurs professeurs sur la façon de les traiter. Cet incident met en évidence le problème sous-jacent et très présent du racisme au sein de notre université, ainsi que les mécanismes institutionnels qui permettent et facilitent encore leur existence.

Dans le second incident, une professeur a utilisé le mot “N” lors d’un cours en direct. En tentant de s’excuser pour son acte, elle déclare que cela se produit régulièrement chez les professeurs blancs de l’université. Elle encourage également les étudiant.e.s qui ne sont pas noir.e.s à expliquer à la classe pourquoi l’utilisation d’insultes anti-noires est inappropriée. Il est inapproprié de demander à un.e étudiant.e qui n’est pas noir.e de parler au nom de toute la communauté noire et d’expliquer à ses professeurs blancs et à ses pairs pourquoi l’utilisation d’insultes anti-noires dans un contexte universitaire reste toujours offensant, blessant et répréhensible pour les membres de la communauté noire.

Pour être clair, le mot “N” est un terme péjoratif utilisé au cours de l’histoire pour rabaisser et déshumaniser les personnes noires. Il reflète et représente un processus violent et brutal au cours duquel on cherchait à leur faire sentir qu’ils étaient moins qu’humains et à légitimer leur infériorité. Il est offensant et ne devrait pas être utilisé par les professeurs.

Il faut aussi préciser que les étudiant.e.s noir.e.s expriment depuis des années leurs préoccupations concernant les insultes anti-noires utilisées à l’Université d’Ottawa dans les discussions en classe, et il a fallu beaucoup trop de temps pour que leur voix soit entendue et que des mesures soient prises.

De plus, nous sommes profondément troublés par les propos ignorants, invalidants et répréhensibles tenus à l’appui de la professeure en La Presse par Mme Isabelle Hachey, partagé sur les médias sociaux par l’Association des professeurs et professeures à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO). Nous sommes également profondément troublés par une lettre ouverte signée par un groupe de 30 professeurs de l’Université d’Ottawa, défendant l’utilisation d’insultes racistes dans les salles de classe. Bien que ces individus et ces groupes restent souvent silencieux lorsqu’on leur demande d’exprimer leur soutien à leurs étudiants du BIPOC (noires, autochtones et personnes de couleur), ils ont trouvé leur voix pour défendre l’utilisation d’une insulte raciale tout en ignorant la grande majorité du désaccord de la communauté noire de l’Université d’Ottawa.  C’est tout simplement inacceptable.

La Commission ontarienne des droits de la personne note « qu’il incombe aux établissements d’enseignement (…) de veiller à ce que leur milieu soit exempt de harcèlement et de discrimination. (…) Dans l’optique des droits de la personne, il n’est pas acceptable qu’on prétende ignorer l’existence possible de harcèlement ou de discrimination. » De plus, elle note que les « épithètes, insultes ou mauvaises plaisanteries de nature raciale » sont « généralement considérés comme du harcèlement racial. » De surcroît, le règlement 67a de l’Université d’Ottawa note que la définition de l’harcèlement comprend « des remarques ou de gestes vexatoires de la part d’une personne qui sait ou devrait raisonnablement savoir que ces remarques ou ces gestes sont importuns. »

Compte tenu de cette responsabilité, nous demandons à l’Université d’Ottawa et au Président Jacques Frémont de dénoncer ces professeurs, non juste avec des paroles, mais avec des actions.

Bien qu’il puisse s’agir des actions de certains individus, l’Université d’Ottawa a la responsabilité de veiller à ce que les étudiant.e.s racisé.e.s puissent se sentir en sécurité, inclus et capables de réussir à leur plein potentiel dans nos salles de classe, virtuellement et en personne. Parmi les nombreuses autres mesures importantes, il existe un besoin évident de formation anti-oppression mandatée pour les professeurs, d’un personnel plus compétent sur le plan culturel, et de mécanismes de signalisation améliorés qui encouragent les étudiants à signaler les incidents de racisme en classe. Les étudiant.e.s BIPOC devraient se sentir en sécurité tout en étant valorisé.e.s et respecté.e.s, et en sachant que leur plainte ne sera pas seulement entendue, mais qu’il en résultera des conséquences.

Malheureusement, ces deux incidents ne sont pas nouveaux sur notre campus, ni les seuls à se produire. En effet, les nombreux témoignages d’étudiants victimes de discrimination dans nos salles de classe, exprimés lors de séances publiques, de réunions de comités et même sur des pages comme @blackatuottawa et @untolduottawa, mettent en évidence les problèmes institutionnels qui persistent au sein de notre université et la nécessité d’une action de la part des facultés et de l’administration. 

Nous disons souvent que le racisme n’a pas sa place sur notre campus, pourtant il semble être inscrit dans nos salles de classe.Des incidents comme ceux-ci donnent aux étudiant.e.s racisé.e.s le sentiment d’être indésirables et remettent en question leur appartenance à la communauté universitaire.

Le SÉUO est solidaire aux groupes d’étudiants noirs sur le campus, tels que les Associations des étudiant.e.s noir.e.s en droit, l’Association des leaders étudiants noirs, l’Association des aspirants médecins noirs, l’Association des étudiants noirs en médecine, AfriqCan et d’autres, qui représentent la force et le dynamisme de notre communauté noire, en condamnant avec la plus grande fermeté toutes les formes de racisme et de discrimination. L’Université d’Ottawa peut et doit faire mieux et notre administration doit agir en conséquence.

En toute solidarité,
Le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa
Afriqcan 
L’Association des Étudiant.e.s Noir.e.s en Droit de l’Université d’Ottawa 
The Black Law Students’ Association
L’Association des leaders étudiants noirs 
L’Association des étudiants noirs en médecine 
l’Association des aspirants médecins noirs

Les gouvernements étudiants reconnus suivants soutiennent et approuvent également cette déclaration:
1. Société d’esculape
2. Association des étudiantes et étudiants en droit civil de l’Outaouais
3. Association étudiante en Common Law 
4. Association des étudiant(e)s en communication 
5. Association des étudiants en informatique
6. Association étudiante des études de conflits et droits humains 
7. Association des étudiants en criminologie 
8. Association des étudiant(e)s des sciences économiques 
9. Association des étudiant(e)s en génie 
10. Association des étudiant(e)s en études féministes et de genre
11. Association des étudiants en sciences de la santé 
12. Association des étudiantes et étudiants en science de l’activité physique 
13. Association des étudiants en développement 
14. Association étudiante des études internationales et politiques 
15. Association des étudiant.e.s en psychologie
16. Association des étudiant(e)s en sociologie et anthropologie 
17. Association des étudiant(e)s en sciences 
18. Association étudiante de la Faculté des arts 
19. Conseil étudiant Telfer 
20. Association étudiant(e)s pré-diplômés en sciences infirmières 

STATEMENT ON RACIST INCIDENTS AT uOTTAWA
Over the past few weeks, the University of Ottawa Students’ Union has been made aware of several instances of racism happening within our classrooms this semester. We are deeply troubled by reports of these incidents, which involve racialized students victimized by the use of slurs in classrooms.

We are particularly concerned by two incidents: reports of racial slurs uttered in Zoom Breakout rooms in the absence of the professor, as well as the use of a racial slur by a professor in the Faculty of Arts.

In the first incident, an email was sent by the Faculty of Law to all students addressing multiple complaints received regarding racist remarks made during online zoom breakout sessions in the absence of the professor. Black students are still subjected to racial violence in their classrooms and are still expected to take on the burden of educating their peers and professors on how to treat them. This incident highlights the underlying and very present issue of racism at our university, and the institutional mechanisms which still allow and facilitate their existence.

In the second incident, a professor is alleged to have used the N-word during a live lecture. In attempting to apologize for her action, she states that this is a regular occurrence among White professors at the University. She also encourages non-Black students to explain to the class why the use of anti-Black slurs is inappropriate. It must be mentioned that it is inappropriate for a non-Black student to be asked to speak on behalf of the entire Black community and educate their white professors and peers on why using an anti-Black slur within an academic context is still offensive, hurtful and reprehensible to members of the Black community. 

To be clear, the N-word is a derogatory term historically used to demean and dehumanize Black people. It reflects and represents a violent and brutal process in which they were made to feel less than human and attempts to legitimize their inferiority. It is offensive and should not be used by professors.

It should also be made clear that Black students have been voicing these concerns about anti-Black slurs being used at the University of Ottawa in classroom discussions for years, and it has taken far too long for their voices to be heard, and for action to be taken.

Furthermore, we are deeply disturbed by the ignorant, invalidating and reprehensible comments made in support of the professor in La Presse by columnist Isabelle Hachey, later shared on social media by the Association of Part-Time Professors of the University of Ottawa (APTPUO). We are also deeply disturbed by the open letter defending the use of racial slurs in classrooms co-signed by a group of 30 professors at the University of Ottawa. Though these individuals and groups often sit silent when asked to vocalize support for their BIPOC students, they’ve found their voice in defending the use of a racial slur while discounting the vast majority of uOttawa’s Black community’s disagreement. This is appalling.

The Ontario Human Rights Commission notes that “educational facilities (…) are responsible for ensuring that their environments are free from racial discrimination and harassment. (…) It is not acceptable from a human rights perspective to choose to remain unaware of the potential existence of discrimination or harassment”. It further notes that “racial epithets, slurs or jokes” would “typically be considered racial harassment.” Policy 67a of the University of Ottawa further notes that “harassment means engaging in a course of vexatious comment or conduct that is known or ought reasonably to be known to be unwelcome.” 

In light of this responsibility, and as a bare minimum, we call on the University of Ottawa and President Jacques Frémont to denounce these professors, not just through words, but through actions. 

Although these may be the actions of individuals, the University of Ottawa has a responsibility to ensure that racialized students are able to feel safe, included and able to succeed to their full potential in our classrooms, virtually and in-person. Among many other important measures, there is a clear need for mandatory anti-oppression training for professors, more culturally competent staff, and improved reporting mechanisms that encourage students to come forward about incidents of racism in the classroom. BIPOC students should feel safe in the knowledge that they will be valued and respected, and that their complaint will be not just heard, but acted upon.

Sadly, these two incidents are not new on our campus, nor are they the only incidents that have taken place. Indeed, repeated instances of students experiencing discrimination in our classrooms, expressed at town halls, committee meetings, and even on pages like @blackatuottawa and @untolduottawa, highlight the underlining institutional issues persisting at our university and need for action by faculties and the administration. 

We often say that racism has no place on our campus, yet it seems to have been enrolled into our classrooms. Incidents like these make racialized students feel unwelcome and question their belonging to the uOttawa community. 

The UOSU stands with Black-led student groups on campus, such as the Black Law Students’ Associations, Black Student Leaders Association, the Association of Black Aspiring Physicians, Black Medical Students’ Association, AfriqCan and others who represent the strength and vibrancy of our Black community, in condemning all forms of racism and discrimination to the strongest degree. uOttawa can and must do better than this and we need our administration to act accordingly.

In solidarity,

The University of Ottawa Students’ Union

Afriqcan 

The Black Law Students’ Association

L’Association des Étudiant.e.s Noir.e.s en Droit de l’Université d’Ottawa

The Black Student Leaders Association 

The Black Medical Students’ Association 

The Association of Black Aspiring Physicians

The following Recognized Student Governments also support and endorse this statement:

1. Aesculapian Society

2. Association des étudiantes et étudiants en droit civil de l’Outaouais

3. Common Law Students’ Society

4. Communication Students’ Association

5. Computer Science Students’ Association

6. Conflict Studies and Human Rights Students’ Association

7. Criminology Students’ Association

8. Economics Students’ Association

9. Engineering Students’ Society

10. Feminist and Gender Studies Student Association

11. Health Sciences Students’ Association

12. Human Kinetics Students’ Association

13. International Development and Globalization Students’ Association

14. International, Political, and Policy Studies Students’ Association

15. Psychology Students’ Association

16. Sociology and Anthropology Students’ Association 

17. Science Students’ Association

18. Students’ Association of the Faculty of Arts

19. Telfer Student Council

20. Undergraduate Nursing Students’ Association

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